Calvados, le jeudi 10 juillet 2025

Le chantier du parc éolien au large de Courseulles sur Mer prend du retard : un nouveau Flamanville 3

Un nouveau fiasco industriel en Normandie ? Nous apprenons par voie de presse que la mise en service du parc éolien au large de Courseulles-sur-Mer est une fois de plus reportée.

Après une première mouture initiée en 2007 pour être finalement abandonnée rapidement, un second projet voit le jour peu après 2010 pour une mise en service programmée en 2024. Un premier rapport est annoncé pour 2025. Aujourd'hui, on nous parle de probablement fin 2027. A ce jour, seuls quatre des pieux sur lesquels reposeront les éoliennes, sur un total de soixante-quatre, ont été installés, six ans après le début des travaux. Ce chantier pharaonique, plombé par l'incompétence de SAIPEM, société italienne chargée du forage des fondations du parc, est-il voué à engloutir l'argent du contribuable français ?

Quels seront les surcoûts ? Nous n'en savons rien, aucun chiffre n'est consultable sur ce sujet. 

Annoncé à près de 2 milliards d'euros, le coût final de ce désastre écologique et économique risque d'exploser, comme toujours avec ces lubies "vertes" que l'on nous impose et qui abîment nos paysages littoraux ainsi que nos ressources halieutiques. N'oublions pas que ce projet, dont le financement répond à un appel d'offre, a été attribué il y treize ans maintenant à un consortum intégrant en son sein EDF Power Solutions, filiale d'EDF et donc entreprise 100% publique, par conséquent responsable de l'argent du contribuable investi sur ce chantier. Les autres partenaires, privés, sont EIH et Skyborn Renewables.

La Fédération Reconquête du Calvados, renouvelant son oppositon à l'implantation d'éoliennes sur notre territoire , dénonce aujourd'hui ces gaspillages imposés par des parlementaires et des technocrates déconnectés. C'est la double peine qui est infligée aux français ! Opposés dans leur grande majorité à ce type de projet, ils devront, en plus, en payer le prix fort...

Priorité à l'indépendance énergétique française avec des solutions fiables comme le nucléaire.

N'est-il pas plus judicieux de recentrer nos investissements sur cette valeur sûre, fleuron de l'industrie française ? Ecoutons avec sagesse, mais nos politiques en sont-ils capables, les leçons récentes teintées de colère d'Henri Proglio, ex-PDG d'EDF, et qui font écho au programme d'Eric Zemmour en 2022, sur les dérives de la politique énergétique et la nécessaire mise à l'arrêt des énergies dites renouvelables. 

Et cela pour le bien du portefeuille des français, mais aussi pour la préservation des paysages et des écosystèmes marins ou terrestres de notre magnifique pays.

 

Pascale Deutsch
Déléguée départementale du Calvados




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